Reportage | Ligny sans ciment

Reportage | Ligny sans ciment
Petite virée campagnarde à l’heure du digital.
Tout part d’un article sur le castor de Munich, et du commentaire d’un lecteur avisé : « Si ton boss t’appelle pour te donner ton C4 après avoir publié ça, demande-lui au moins ton ëC4 ». Voici comment on se retrouve à imaginer un licenciement fictif au volant d’une Citroën ëC4. Il y avait aussi la possibilité du lit construit sans ciment, mais en général c’est déjà le cas. À moins que vous ne soyez encore plus lourds que notre humour ?


Du coup, aujourd’hui, on va explorer le petit village de Ligny, quelque part entre Gembloux, Namur et Charleroi. On n’y est pas souvent passé, et pour cause : le relief n’est pas des plus incroyables. Par conséquent, les virages y sont sages, ce qui va très bien avec le caractère du Citroën ëC4. Si licenciement il y a, au moins ce sera tout en douceur, coude à la portière, et en silence ! Attention à ne pas souffrir du mal de mer quand même.
Face au musée de Ligny, il n’y a qu’un seul échappatoire : prendre la fuite par les champs. Un petit village plus loin et on aperçoit déjà un premier semblant de courbe. Youhouuu ! À l’attaque ! Mais c’était sans compter sur l’autonomie assez limitée de la ëC4 en condition réelle qui doit nous ramener à Bruxelles sans devoir passer par la case recharge. On continue donc coude à la portière en profitant des vues et des larges courbes qui nous amènent à Mellery.



C’est à la sortie du village que les choses sérieuses commencent. Il n’y a toujours que des champs à l’horizon, mais tout à coup la route trace plus de virages. Allez, cette fois-ci, on met le riz ! Bouillants comme une casserole sur le feu, le radar fraichement installé nous rappelle qu’il ne faut pas trop en faire non plus. Par sa suspension et ses sièges, la C4 aussi nous rappelle qu’elle n’est pas faite pour hausser le riz-thme dans les virages. Dans le droite qui plonge entre les talus, le grain entre le siège et le volant fout le camp à gauche et vient s’écraser contre la porte conducteur. C’est un peu comme si la voiture lui criait « Oh ! Gentinnes hein ! »





En effet, nous voilà déjà à Gentinnes. On diminue la taque de cuisson juste le temps de traverser le village, avant de remettre à fond sur la courte portion de la N273 au milieu des champs. On ne sait d’où elle ondule et virevolte comme ça. C’est à croire qu’elle a été tracée à la surface de champs en pleine ébullition. Et en plus, on a une belle visibilité sur le traffic qui arrive. Celle-ci on va se la refaire ! Une fois, deux fois, trois fois. Oups, le riz est trop cuit maintenant.



Retour du coude à la portière en direction de Chastre, où le plus gros des virages consiste en un passage sous le chemin de fer, suivi presque tout de suite d’un rond-point étroit. Ensuite c’est en plein dans les champs jusqu’à Hévillers où l’on retrouve quelques virages dans des passages bien étroits. Heureusement, il reste encore une portion sympa en descente vers Mont-Saint-Guibert sur la Rue Vital Casse. Attention d’ailleurs à arrêter d’attaquer avant le dos-d’âne d’en bas, car si tu vas trop vite elle casse (ta voiture, sauf avec des suspensions Citroën).


Une fois dans Mont-Saint-Guibert, notre trajet s’arrête à la sablière car sans ciment il n’y a que le sable. Ah ça, c’est béton ! Heureusement quand même qu’on ne soit pas licenciés pour nos jeux de mots pourris.

Infos pratiques : 31 km | ±40 minutes
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Merci à Citroën Belux pour le prêt de ce ëC4, plus Citroen que jamais dans son confort. Les ingénieurs des suspensions ne doivent pas craindre leur C4.
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