Reportage | Le X muet

Reportage | Le X muet

Qu’est-ce qu’un X4 M et le village d’Xhoffraix ont en commun ? À priori pas grand-chose, mis à part un X.

Reportage | Le X muet

Qu’est-ce qu’un X4 M et le village d’Xhoffraix ont en commun ? À priori pas grand-chose, mis à part un X.

Le panneau en bordure du village commence bien par ce « X » suivi tout de suite d’une autre consonne. Un X muet pour ceux qui savent, et plutôt bruyant pour ceux qui n’ont pas été mis au courant des coutumes phonétiques locales. Ne dites donc pas « X-au-frais », mais simplement « au-frais ». Parfaitement comme la météo du jour et son vent bien piquant.

C’est gros mais ça ne fait pas trop de bruit : voilà le point commun entre le X4 M et Xhoffraix.

Un peu comme le X4 M Competition en fait. Ceux qui connaissent et apprécient le chant du 6-en-ligne le préfèrent pur. Sans les artifices d’amplification du son dans l’habitacle. En mode silencieux donc. Quoique, si les normes antipollution pouvaient le laisser chanter sans avoir recours à des artifices, on ne serait pas contre un peu plus de bruit !

En quittant Xhoffraix, la première portion de la route commence en force ! Alors, on pousse le X4 M dès les premiers instants. Les pif-paf sont négociés sans broncher, et sur le petit bout droit après le premier virage à droite, les 510 chevaux font effet catapulte. Encore un coup à droite, puis directement un très grand gauche en montée à avaler sur l’accélérateur. Les différentiels du xDrive se mettent à travailler, et on sent un peu l’arrière bouger. Il faut dire qu’avec des silent-blocs aussi solides … on sent presque toutes les dents s’engager dans la transmission.

Dès la sortie d’Xhoffraix, les virages font monter la température.

Nous voilà déjà à Ovifat, où il fait déjà un peu plus plat. Dans ce reportage, on ne fait pas dans les grands dénivelés (vous pouvez en retrouver ici). En revanche, les petites collines s’enchainent en créant des jolies courbes. Rien d’extravagant, mais le plaisir est dans la douceur et le rythme soutenu des enchainements. Sans parler des paysages. Les vues ont l’avantage de ne pas être bloquées par des forêts. On le disait en introduction, mais il fait vraiment frais en ce début de printemps. Alors on a du mal à choisir entre rester au chaud dans la voiture et continuer à rouler vers Butgenbach, ou braver le froid pour profiter des lumières incroyables pour nos photos. Heureusement qu’on est deux : un dehors, un dedans !

L’avantage des petites collines c’est vraiment de profiter des grandes courbes et des vues.

Une fois passés le long du lac (ou du moins, au plus proche que l’on puisse), on bifurque vers le sud et on grimpe vers les prémices de l’Eifel. Les maisons sont de plus en plus typées germaniques, et le revêtement est aussi lisse que de l’autre côté de la frontière. Un vrai régal ! D’autant plus qu’après Bullingen, le relief reprend du poil de la bête et nous sert des vues à couper le souffle assaisonnées d’enchainements rapides qui élargissent encore notre sourire. Oui, même au volant d’un SUV (bon ok, de 510ch et aux réglages de suspensions un rien fermes).

Et comme on roule en engin soit disant capable de s’aventurer hors du bitume, on s’est dit qu’on allait aller visiter une spécialité locale qui n’implique certainement pas de bitume et un très gros pourcentage d’inclinaison : l’Andler Hillclimb. Vu d’en bas, on ne s’imagine même pas monter ce mur là à pied. Et pourtant, des cinglés du guidon essaient de le grimper à moto ! À deux, on aura au moins regardé trois ou quatre heures de vidéos YouTube pour essayer de voir si l’un ou l’autre y est parvenu. On n’a toujours pas trouvé le grand gagnant…

Absolument aucune idée de comment grimper cette falaise à moto. Même une chèvre devrait avoir du mal.

Mais au final on se dit qu’on a gagné la gros lot en reprenant la route vers Bruxelles. La N626 en direction de St-Vith est une pure pépite à double bande, dont le bitume incroyable n’a pas encore du fêter son premier anniversaire. Le X4 M tout noir se transforme en avion furtif et avale les virages à des vitesses peu avouables. Si on n’était pas tenus par le temps, au aurait fait demi-tour. Mais comme l’engin n’est pas si muet qu’on le disait, le côté furtif nous aurait bien fait défaut à un moment ou un autre.

Infos pratiques : 41 km | 50 min de route.

Envie d’encore plus de virages ? C’est ici que ça se passe :

Merci à BMW Belux pour le prêt de cette X4 M très à l’aise sur les petites routes, et parfaitement adaptée à la production de reportages Drivetime.

Quelques images en bonus :

Dans les coulisses de la production, voici comment on prend note d’une adaptation à faire sur la carte en plein reportage.
Ça grimpe !
Et forcément, vu sa taille, ça déplace de l’air.
La sobriété germanique dans les couleurs.
Interdiction de plonger. Ce matin il faisait -5°C, on passera de toute façon notre tour.
Vu l’abondance de panneaux d’interdiction de stationnement, mieux vaut ne pas venir en pleine saison le long du lac.
Au moins, les deux communautés s’accordent sur la direction à prendre.
Le volant est un peu épais, mais confortable. Les sieges eux ne sont pas trop épais, mais super confortables !

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