Reportage | La Reid net

Reportage | La Reid net

Une fois n’est pas coutume, on part à la recherche d’animaux sauvages avec un scorpion en robe fluo.

Reportage | La Reid net

Une fois n’est pas coutume, on part à la recherche d’animaux sauvages avec un scorpion en robe fluo.

La Reid, haut lieu national du jeu de mot pourri.

Forcément, au départ, on est à l’arrêt à La Reid. Redondant, nous ? Non, on aime juste les jeux de mots basiques. Et comme on aime surtout les virages, on sort vite fait bien fait du village en direction de Becco. Les participants de notre Rallye des Trois la connaissent déjà, mais on ne pouvait pas passer à côté. Étroite, elle commence par longer le cimetière avant de plonger dans un gauche et de remonter par un long droite. Plus de risques de réveiller les morts avec l’échappement l’Abarth 595 Competizione. Malheureusement, les normes anti-pollution ont eu raison de ses vocalises démesurées. Du coup, on profite de la vue qui s’ouvre sur la vallée, avec Theux au loin. On a d’ailleurs vite fait de s’y retrouver en descendant de Becco par l’unique route possible. Mais comme elle tourne un peu et offre beaucoup de jolies vues, on fera très bien avec.

Dans les lignes droites on profite des vues dégagées sur Theux.
Là bas au loin (à droite) s’élèvent les ruines du château de Franchimont.

Dans Theux, ça se corse un peu. Le plan idéal était de repartir vers Jevoumont, et ensuite de rejoindre Hodbomont par des petites routes … un peu trop petites. Après avoir loupé plusieurs fois la route renseignée sur Google Maps, on s’est rendu compte que ça n’en était pas une. Premier arrêt net, premier demi-tour. On prendre donc la nationale pour emprunter plus loin un minuscule ruban d’asphalte, limité des deux côtés par des haies. Tellement étroit qu’on prie pour ne pas devoir y croiser même un cycliste, au risque de s’arrêter net encore une fois. En sortie de ce passage étroit, une vieille dame presque terrorisée de notre présence nous regarde traverser le carrefour. Est-ce la couleur, ou le fait qu’aucune voiture n’emprunte cet axe ? Avec le recul, on peut répondre : les deux !

Si jamais il y avait un second automobiliste dans Hodbomont, il n’aurait pas de mal à nous voir dans ce miroir.

Passé le calme petit village d’Hodbomont, on pensait mettre le cap à l’Ouest pour rejoindre la N606 sans prendre de ligne droite. De retour sur l’étroite portion d’asphalte, on découvre une charmante vallée au gré des ondulations de la route. Malheureusement, ce sera l’arrêt net encore une fois lorsque l’asphalte se transforme en caillasse. Moment de lucidité : c’est donc pour ça que Google Street View s’arrêtait ! À défaut d’Amarok ou de Wrangler, c’est un demi-tour de plus qu’on ajoute à notre piètre tableau du jour.

Un si grand écran dépourvu de GPS ? Pas étonnant qu’on se soit perdu !

Retour donc sur la nationale toute rectiligne jusqu’à Hautregard, où un autre raccourci de derrière les fagots doit nous faire éviter la double-bande jusqu’à notre destination du jour. Cette-fois, on trouve la route. Bien, ça nous fait un point. Elle est en caillasse, mais bien praticable. Un demi point seulement, mais on tente ! Même pas 200m plus loin c’est un “Y” et deux chemins bien moins accueillants pour l’Abarth qui nous font face. Et comme jamais deux sans trois, ça ressemble étrangement à un troisième arrêt net, suivi d’un demi-tour. Zéro pointé ! On est donc contraint de descendre à Remouchamps par la N697 avant de bifurquer à droite vers Deigné, sur la N666. Le diable ce tracé ? Sans doute, puisqu’au final on n’a ni pris les routes que l’on voulait, ni trouvé de rainette verte (l’animal) au Monde Sauvage d’Aywaille. L’autre animal vert sait en revanche bien s’arrêter net.

Infos pratiques : 26km | +- 33 minde route, sans les détours.

Merci à FCA Belgium pour le prêt de cette Abarth 595 Competizione pour le moins colorée. Parfaite pour pimenter un peu la vie d’essayeur pendant une semaine, sans doute un peu plus complexe à vivre toute l’année.

Quelques images en bonus :

Même pas encore sorti de La Reid qu’on retrouve une vieille connaissance : une 595 Pista bleue et jaune.
Elle n’aurait pas un petit air de grenouille sur les bords ?
Trop silencieux le pot Monza ? Visiblement, les bovins n’en sont pas convaincus.
“Euh… Thib, t’es sur que c’est par là qu’on va ?”
Il arrive quand le 500x Abarth ? En attendant, c’est game-over.
Les photos rendent difficilement justice au Verde Adrenalina. S’il s’appelle “Verde”, il est quand même plus proche de la chasuble fluo que du British Racing Green.

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