Blog | Plus de vidéos ?

Blog | Plus de vidéos ?
Oui, mais “plus” ou “plus du tout” ? Le double sens prend ici tout son sens !
Malheureusement, pour l’instant, il n’y a plus du tout de reportages vidéo sur Drivetime. Vous avez sans doute pu le remarquer. Ou — si vous ne rejoignez en cours de route — vous pouvez toujours retourner voir nos premiers “épisodes”. Même si nous, personnellement, on évite… Pour deux raisons. D’abord, les tout premiers sont un peu malaisants par moments. Ensuite parce que tourner des vidéos, ça nous manque !
Mais alors, pourquoi on n’en réalise plus ? Pour deux raisons très simples : pas assez temps de temps ni de budget. Oui, c’est aussi simple que ça. Vous pouvez donc passer à la lecture de l’article suivant. Non non, c’était pour rire ! Revenez ! On a plus de détails à vous donner, plein d’histoires à vous raconter et des photos à vous montrer de ces journées aussi exténuantes que passionnantes.
Premier facteur : le manque de temps
Si on peut se permettre de faire un reportage dans les Vosges en une journée depuis Bruxelles, pour un tournage vidéo ce n’est pas tout à fait possible. La règle c’est que tant qu’il y a de la lumière, les caméra tournent. Du coup, les départs avant 5h00 du matin, on les a enchainés pendant nos étés d’étudiants libres où tous nos sous étaient engloutis dans les réservoirs de nombreuses voitures tout à fait hors de nos moyens. Fin de tournage en général un rien avant le crépuscule, suivi d’un rapide second passage sur le parcours tant qu’il y a de la lumière pour le reportage photo. Et puis retour maison, souvent en passant par un fast-food tardif à la sortie 13 de la E411 : “Bouge Champion”. Certainement la sortie préférée de Manu qui ne manque jamais une occasion de crier le contenu du panneau aux gentils automobilistes avec qui nous partageons la route.


Donc en une journée c’est plié ? Oui… mais non. Avant le tournage, il y a d’abord le traçage de l’itinéraire. Ok, ça c’est facile. Généralement, c’est plié en une grosse heure. Ensuite, il faut faire un premier repérage en utilisant Street View quand c’est disponible (c’est-à-dire partout, sauf en Allemagne) pour voir un peu à quoi ressemblent les lieux traversés. Avec ça, on peut déjà commencer à écrire un peu les plans que l’on voudrait tourner et on fait quelques recherches sur les particularités des endroits traversés pour vous distiller quelques infos croustillantes dans les vidéos. Souvent liées au houblon, on vous l’accorde.


Enfin, il est temps d’aller sur le terrain une première fois. Seul ou — encore mieux — accompagné d’Eliott, notre fidèle caméraman de l’époque. On vérifie que toutes les routes sont praticables, que le paysage n’a pas changé depuis le passage de Google et ajoute quelques notes au texte du présentateur. Mais surtout, on fixe encore un peu plus notre plan d’attaque de la journée de tournage. Et on en profite pour partager notre passion avec Eliott en lui passant le volant. Sur des tracés pas trop éloignés de Bruxelles, en une demi-journée c’est faisable. On revient alors le lendemain ou la semaine suivante pour le tournage. Mais si on va plus loin, il faut d’office partir plusieurs jours.
Le Feu au Lac, par exemple, c’est 3 jours complets sur la route. Envie de tout savoir sur ce tournage un peu spécial ? C’est ici que ça se passe.


Deuxième facteur : le budget
Encore du temps en fait. Le temps de se battre avec toutes les pistes possibles pour obtenir le budget nécessaire à créer du contenu vidéo de qualité. Une journée de tournage et plusieurs journées de montage, ça chiffre ! Puisque le but de Drivetime n’est pas de vous donner un avis sur des voitures, mais sur des routes, on a commencé par essayer d’obtenir du support des importateurs. Problème en Belgique : les budgets sont trop serrés et ce n’est possible pratiquement qu’en one-shot. Que fait-on alors ? Et bien, on continue à battre le mélange pour que la mayonnaise prenne ! En tant qu’étudiants à l’époque, c’est à dire à peu près sans factures qui arrivent tous les mois, on pouvait se permettre de faire de bénévolat pour la beauté de notre projet. Aujourd’hui, c’est un peu plus compliqué.
Le temps, c’est de l’argent. Et si on trouve un moyen de s’en acheter un paquet, on vous promet une flopée de nouvelles vidéos ! En attendant, les reportages se montrent la solution la plus efficace pour vous partager nos routes et nos jeux de mots préférés à fréquence régulière.
Et puisque vous avez été patients, voici en bonus les images promises :
E01 | Marche sur la Roche

Non, on ne s’arrête pas le long de la E411 pour regarder le lever de soleil. C’est la jauge d’essence de la TR3 qui nous a trompés. Note pour plus tard : ne jamais la laisser passer sous la moitié.
Mis à part cette mésaventure et le fait de ne pas avoir enregistré le son dans la voiture, le premier tournage s’est plutôt bien déroulé… et nous a motivés pour la suite !
E04 | Y voir la Leffe

Derrière la caméra, on passe des heures à attendre que la voiture fasse demi-tour. Donc on filme des routes vides…

“Tu peux y aller Thib, mais n’écrase pas Eliott qui est au milieu de la route s’il te plait.”

“Vite, Eliott. Pose le drone, qu’on se casse avant le nuage de poussière du blé fraichement battu.”

Attends, t’as perdu quelque chose je crois ! On trouve de tout sur le bord des routes. Mais il faut le faire pour trouver un peigne le jour où on tourne avec notre voiture de coiffeur préférée.

Quand le trépied ne va pas assez haut, il y a toujours le capot de la camio’.

Il y a comme un décalage de générations sur ce parking.
E05 | Leffe toi aller à Maredsous
Sans doute le tournage le plus chaotique de tous dû à nos agendas, et surtout aux départ en vacances de Manu. Tournage des plans face-caméra avec Manu en une petite journée, et puis retour le lendemain après-midi pour terminer les plans où on n’est pas sensé voir la tête du conducteur. Avez-vous vu la différence ?

Déjà en temps normal, on joue à cache-cache avec le drone pour ne pas être sur l’image. Mais alors avec un t-shirt turquoise il faut redoubler de prudence !

Pas facile d’y voir clair sur l’écran en plein soleil.


Les images au drone ça donne bien dans le résultat final. Mais qu’est-ce qu’il faut être patient ! Et avoir les nerfs solides, comme lorsque deux F16 passent en rase-mottes.
Le plus gros fail du tournage restera quand même d’arrive à Maredsous à 18h01 alors que le restaurant de la brasserie ferme à 18h00. On est donc rentrés à Bruxelles la gorge sèche.
E06 | Les méandres de Durbuy


Champ-contrechamp de Thib, câblé dans son bureau du jour après avoir dormi moins de 4h. Ah ça, quand on prépare les tournages en dernière minute…

Notre fierté de l’épisode : avoir réussi à dénicher et faire sortir une Méan Sonora, fabriquée dans le village de destination du tracé. De nombreux coups de fil, emails et recherches sur Facebook ont été nécessaires pour dénicher la perle rare car beaucoup de voitures semblent être en morceaux. Ensuite, pour arranger le rendez-vous avec son propriétaire pendant le tournage. Et puis il faut jouer la surprise face caméra.

À peine arrivés au point final, on a juste le temps de remettre le hard-top de la Mean avant que l’orage ne nous rince.
E07 | Spa c’que vous croyez
Fini l’été, l’automne nous réserve des journées de tournage raccourcies. Heureusement, c’est à Francorchamps qu’on va, et on connait les routes de la région par coeur.


Du coup, on se grouille pour mettre tout notre petit matériel en place. Cette-fois-ci on fixe tout sur le siège passager avec du tape. En bon maniaque, Thib est content.
E08 | Les Vosges B****e
Premier tournage à l’étranger. Belle idée de faire ça en plein hiver. En plus, le Stelvio diesel avec lequel on tourne n’est pas équipé de pneus neige… et la météo nous a réservé quelques surprises… tout comme l’accent et l’hospitalité locale. Toooout ira bien !


Dans le froid, on pète plus facilement une durite.

Au milieu des Vosges, sous la pluie, les pique-niques ne sont pas plus glamour que cette Toyota.
E09 | Le Feu au lac
Il y a tellement à raconter sur cette aventure, qu’on vous en a fait un article entier… qui se trouve ici !

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