Blog | 10h d’autoroute pour un reportage ?

Blog | 10h d’autoroute pour un reportage ?
Bienvenue dans la face cachée des reportages Drivetime et les longues heures de route pour arriver sur place.
Aujourd’hui, pour nos reportages, on essaie de faire tout sur une journée. Ce qui était impossible quand on faisait des vidéos. Question de temps qu’on peut libérer de nos agendas respectifs, Drivetime n’étant pas (encore) notre boulot full-time. Mais pour les routes un peu plus lointaines, comme le Décret de la Route, ça veut dire qu’on passe des journées entières dans un siège. Tant mieux, on adore ça ! Et surtout, c’est l’occasion de toucher tant les limites de la voiture que les nôtres.


Lundi 5 août, 5h08, départ pour Sainte-Marie-aux-Mines. Objectif : 10h au pied de la Route des Crêtes. Entretemps il faut se farcir une longue portion d’autoroute ultra surveillée et donner à boire aux fauves une première fois. SP-98 pour la Z4, deux cafés pour nous. Avec le soleil qui se lève et les nuages qui se dégagent au fur et à mesure qu’on s’approche des Vosges, le moral est au top ! Impatients d’en découdre avec cette route mythique, pas une once de fatigue. L’adrénaline et un plateau de charcuterie locale aidant, on oublie même de manger avant 14h30. Un spaghetti bolo’ avalé en terrasse au Grand Ballon, vue sur l’Allemagne et la Suisse au loin. Du coup, même si la cuisine devait être tenue par des cuistots scouts, il y a pire comme repas.



L’adrénaline — justement — nous vient de plusieurs façons. Au volant, il y a ce plaisir de dompter la machine. Freiner et tomber les rapports avant un virage, tourner le volant, reprendre les gaz et puis écraser l’accélérateur en sortie de courbe. Le passager doit trouver son pied autrement. Alors pour lui, l’adrénaline vient du domptage des autres machines qu’on a toujours avec nous : les appareils photos. En général, on en trouve partout dans la voiture : aux pieds du passager, dans les mains, dans les vide-poches et dans les porte-gobelets.
Les vide-poches, et l’espace à bord en général, c’est ce qui nous permet de vivre confortablement la journée. Ou de survivre, dépendant de la voiture. On roule déjà depuis plus de 10h quand on termine le reportage. Il est temps de remonter. Et comme le chemin le plus court implique de reprendre une partie de la route du reportage en contre-sens, on ne se fait pas prier. Un peu après 16h, nous voilà sur l’autoroute avec encore quelques kilomètres devant nous. L’ennui en perspective, surtout dans les bouchons à l’approche du Luxembourg (jour de semaine, travaux etc…). On les contourne par Longwy, histoire de s’amuser encore un peu dans les quelques ronds-points avant de monter sur l’E411 et de la quitter quand elle se transforme en Boulevard du Triomphe en entrant dans Bruxelles.




Alors pour ne pas s’ennuyer pendant ces longues heures, on analyse ce qui pour nous fait le confort d’une voiture. Il y a d’abord le confort des suspensions embourgeoisées du Z4, le moelleux et le soutien de ses sièges ensuite. Et puis — surtout pour un cabriolet — vient le bruit. La capote filtre assez bien les bruits de roulement, et la sonorité moteur sait se faire très discrète. Bon point là aussi. L’engin au long capot tient très bien son cap, ce qui fait qu’on peut enclencher le régulateur et se laisser glisser sur le goudron. Rien à voir avec un cube haut perché sur des roues de tout terrain, comme un Wrangler dans lequel il faut sans cesse corriger la trajectoire sans vraiment savoir quel est le point milieu de la direction.
Dernier point, et non des moindres dans une petite voiture sportive : l’espace à bord et les espaces de rangement. Et c’est ici que le Z4 se distingue des autres roadsters qu’on connaît. Enfin surtout de la Mazda MX-5/Fiat 124 du coup… La boite à gants est profonde, la console centrale ne recrache pas tout son contenant au premier virage, et il y a cette espèce d’étagère derrière les sièges. Sur toute la largeur de l’habitacle, son filet a tenu toutes nos gourdes, pulls et du matériel photo. Ça change de devoir jouer à Tetris dans une MX-5 avec les gourdes coincées entre le siège et la portière et les GSM soit dans la petite boite entre les sièges soit sur un support sur la planche de bord. Le matériel photo ? Partout ailleurs sauf au pied du conducteur.


Oui, on peut partir en roadtrip avec n’importe quelle voiture. Non, nous ne sommes pas des fragiles. On prend juste soin de relever les petites attentions des ingénieurs qui ont façonné le jouet avec lequel on roule. Pour le confort et pour le reste d’ailleurs. Mais à 21h00, on est quand même contents d’arriver à Bruxelles et de garer la voiture. Quelle journée ! Quelle voiture ! Et quelle route !
Leave a Reply