Reportage | Florennes & the Machine

Reportage | Florennes & the Machine
C’est pas tous les jours qu’on peut vous proposer un reportage au volant d’une machine de 625ch !


Alors, on cherche un endroit où aller faire respirer le V8 bi-turbo de la BMW X5 M Competition. Si les 20.000 chevaux (et+) d’un F16 s’y plaisent, pourquoi ne pas aller à Florennes ? Bon, avec le physique d’un porte-avion, notre machine à nous ne risque pas de décoller de la route. Et heureusement ! En face de l’entrée bien gardée de la base aérienne, un parking en terre nous distrait. Trois petits tours et puis s’en vont, mais déjà assez pour devoir rincer toute cette poussière au car-wash. On pense que c’est un coup monté, car il se trouve à peine 2km plus loin sur la même route que le parking, en plein sur le tracé. Et en plus de ça, dans le village de Rosée. Nous avons donc arrosé le X5 M à Rosée. Ça pourrait presque être le titre d’un reportage sur un site où l’on abuse des jeux de mots.





Il faut prendre à gauche sur la N977 en direction de Corenne pour trouver les premiers virages de ce reportage (on ne compte pas les cercles du parking), et déjà on croise un rallye d’anciennes Toyota. On ne doit pas s’être trompé sur les routes ! La N975 viendra confirmer ça sur un revêtement parfait, large et ondulant entre plusieurs petits bois et la carrière de calcaire de Florennes. Ici, pas de gros dénivelés. Mais sur les plateaux du coin, les petites collines se succèdent pour un effet tout aussi agréable au volant et visuellement.




De Florennes à Morialmé, il y a la ligne droite ou bien les petites routes qui serpentent entre les champs. Nous, on a choisi les petites routes, juste assez larges pour croiser une autre voiture en ralentissant bien. Idéal pour tester les 625ch de notre machine à chaque relance. C’est certain, ils sont tous là ! D’ailleurs, il y a beaucoup de poneys en balade dans la région, alors de temps en temps il faut faire attention à ne pas les effrayer. Comme lorsqu’on passe un manège avant d’attaquer la magnifique portion qui rejoint Thy-le-Bauduin. De là, on continue dans le fond de vallée pour ensuite remonter la pente par une rapide portion de la N5 suivie des immenses courbes qui nous amènent à Thy-le-Château.





Dans le village, on cruise tranquillement en profitant du ronronnement du V8. L’écouter au quotidien ne serait pas désagréable. En plus, avec ses 750Nm lorsqu’il est enrhumé, tout se négocie en deuxième vitesse. Y compris les démarrages en côte. Et comme on peut facilement dépasser les 100 km/h sur le second rapport, il n’y aurait même pas besoin de boîte de vitesses dans une vie politiquement correcte. On s’extirpe de la zone urbanisée en grimpant sur la colline en direction de Thuillies, sans même sentir que ça monte. Pourtant, la belle vue dans le rétro nous le confirme.





En parlant de vue, on profite des paysages champêtres en longeant le Golf de Ragnies, avant de descendre vers Thuin et d’admirer cette ville construite sur le relief très escarpé. Ce n’est qu’après la gare de Lobbes qu’on est de retour hors de la civilisation. Petit passage étroit sous une arche de porte. On ne sait pas ce qu’elle délimite (-délimitait), mais de nouveau, nous voilà tout en haut sur un plateau. Et les vues sur la vallée de la Sambre sont magnifiques. Les routes mettent à l’épreuve l’amortissement, mais on ne serait pas en Belgique si ce n’était pas le cas. On croisera encore plusieurs fois la Sambre au cours des prochains kilomètres, ce qui veut aussi dire qu’il faudra monter et descendre. On aime ça !








Au final, les grandes lignes droites à perte de vue font du bien pour se reposer un peu avant d’attaquer la partie française de ce tracé. Avant Erquelines, on plonge donc dans la vallée de la Thure, sur une route qui nous offre de larges virages espacés par des bouts droits juste assez longs que pour lâcher une petite moitié des équidés. Mais en termes de rythme, on en est encore seulement à l’échauffement. Le charmant autochtone qui tient le musée de la Machine Parlante dans le village de Cousolre semble, lui, bien échauffé. À en juger de son débit de parole, on en viendrait même à croire que la machine parlante, c’est lui. Notre machine parlante à nous ne lui parle que très peu, si ce n’est qu’il a tout de suite saisi à la voix de l’échappement qu’il y avait quelques chevaux de trop sous le capot.



Le plan de base prévoyait la fin du reportage à Cousolre, village de la Machine Parlante et au nom idéal (oui, c’est tiré par les cheveux) pour les jeux de mots avec le couscous et les X5 ///Merguez moins rares dans nos rues bruxelloises que les vrais X5 M, ou encore sur le fait qu’une machine avec un V8 de 625ch ça nous parle. Mais on ne pouvait pas venir si loin et ne pas vous présenter la D280 qui remonte le cours de la Thure jusqu’à Hestrud. Le nom à légère consonance luxembourgeoise devrait vous mettre la puce à l’oreille. La D280 rassemble donc plein de virages qui vous sautent à la figure sans relâche, et sur un revêtement parfait. Dommage qu’elle ne soit pas aussi longue que celles qu’on retrouve au Luxembourg, mais c’est quand même le final parfait !



Infos pratiques : 80km | +- 1h40 de route
Merci à BMW Belux pour le prêt de cette machine incroyable qu’est le X5 M Competition. On pourrait presque en oublier le gabarit et le poids.
Quelques images en bonus :










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