Off-road | The Best Of …

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Le plus de fun sur 4 roues ? C’est certainement un 4×4 pur et dur qui peut vous le procurer.

Off-road | The Best Off

Le plus de fun sur 4 roues ? C’est certainement un 4×4 pur et dur qui peut vous le procurer.

Ceci n’est pas un vrai reportage, plutôt une excuse pour revisiter La Boueuse Roche et constater ce qu’ajoutent 48,7cm de plus sur un empattement déjà long. Le Jeep Gladiator est certainement l’un des plus gros jouets qu’on pourrait s’offrir avant d’avoir recours au permis camion. Et pourtant, il nous fait retomber en enfance. Ne lui cherchez pas une quelconque justification : sa taille, combinée à son tarif, en font un achat tout sauf rationnel. Bref, un cri du coeur. Robuste, angulaire et démontable comme une version Playmobil.

Presque 50 cm de plus en longueur qu’un Wrangler Unlimited, c’est difficile à cacher. Surtout en bleu.

Quittons rapidement la ville, dans laquelle son physique et son rayon de braquage demandent un peu d’adaptation. Les autres usagers de la route ont aussi besoin d’un temps de calcul pour comprendre ce qu’ils voient une fois qu’ils ont aperçu le magnifique bleu métallisé. Direction : la plaine de jeu ! Des grandes étendues de forêt et de prairies au travers desquelles j’ai eu la chance d’apprendre à conduire avec une petite Suzuki Samurai. Pas la même taille ni le même confort que le jouet du jour, mais l’ADN est le même. Sans le pont avant engagé, c’est tout en contre-braquage que ça se joue. Du coup, le rayon de braquage diminue largement !

Observez le tableau de bord. Vous voyez le petit voyant orange à droite ? Indispensable !

Sans surprise, les flaques sont survolées avec l’aisance que seuls 3,48m d’empattement peuvent apporter. Ça tombe bien, car le V6 3,0l et ses 600 Nm de couple se chargent d’envoyer la brique bleue à toute vitesse dans un grondement de camion tout de même agréable. À l’approche du premier virage, on commence à jouer avec le levier de vitesse pour fixer la boite sur le second rapport. Un rien de pression sur les freins pour terminer le transfert de masse vers le train avant, et puis un gros coup dans la pédale de droite termine le travail. Les 5,54m de long se mettent lentement en travers. Juste à la bonne vitesse pour les récupérer malgré la direction largement démultipliée.

Les petits enchaînements sont passés, et on en revient maintenant à sauter les flaques plus grosses les unes que les autres. Posté dans le champ voisin pour immortaliser l’éclaboussure, j’ai l’occasion d’étudier l’aérodynamique de l’engin. Ou peut-être faut-il parler d’hydrodynamique aujourd’hui ? Dans les deux cas, il ne faut pas être scientifique pour remarquer que le Jeep Gladiator est à peine plus fin qu’un mur. Le tsunami de boue qui s’écrase de plein fouet sur le pare-brise est divisé de force en gouttelettes qui sont renvoyés en l’air. Et il semblerait qu’elles profitent d’un second atterrissage pour s’infiltrer dans les joins du toit côté passager. Pas de souci, tout est waterproof ici. Un peu comme ce 4×4 Playmobil qui finissait toujours par se transformer en bateau dans la piscine, les après-midi d’été.

L’aérodynamique illustrée par Jeep.
Quelques indices pour détecter un passage un peu fort dans une flaque : des traces d’écume dans l’eau, et des fuites entre les panneaux du toit.

Sur la route, l’absence de pneus BF Goodrich se fait remarquer par le relatif silence de roulement. Mais dans un jouet pareil, tout est relatif. Besoin de mordre sur le bas-côté dans un tournant ? Pas de problème ! L’emplacement de parking est trop court ? Il suffit de monter sur la bordure devant ou derrière. De toute façon, le Gladiator est tellement grand et bleu que tout le monde le regarde avec un sourire jusqu’aux oreilles. Oui, un vrai jouet !

En parlant de bleu, on comptait le repeindre en brun sur le petit chemin avec vue 360° sur la vallée de l’Ourthe. Mais depuis qu’on y est passé avec le Rubicon rouge, il s’est tassé et sa longue courbe n’est plus couverte de boue grasse. La descente rocailleuse qui suit ne va pas nous en fournir plus, et la traversée de rivière tout en bas pourrait même rincer la fine pellicule brune. La montée n’aura toujours pas permis de repeindre l’engin, alors la tentation d’une grande étendue de boue bien grasse est grande. Tellement grasse, qu’on y glisse comme sur des skis. Un petit tour sur nous-mêmes et on repart aussi vite qu’on y est rentré. La grosse couche brune sur la peinture bleue ne sera donc pas pour aujourd’hui.

En revanche, le pique-nique frites-burger au milieu des prairies (en compagnie de deux chevreuils) est beaucoup plus simple sans boue, en utilisant l’ouverture de la benne en tant que table. Bref, on ne s’est enfilé que le meilleur avec le Gladiator. Et toujours avec un sourire aussi large que son empattement est long. Preuve que c’est un jouet dément !

La carte de La Boueuse Roche :

Une petite vidéo en bonus :

Quelques images en bonus :

Avez-vous regardé la course poursuite entre le Duster (remplaçant de la Samuraï) et le Gladiator ?
Forcément, à vitesse réduite l’effet est moins impressionnant.
Vous nous excuserez, mais là on ne se couche pas par terre pour prendre des photos.
Non, là ça ne passera pas. Dommage, pour refaire la peinture, ç’aurait été efficace.
On le repère de loin le “petit” !
De loin, ça a l’air praticable. Une fois dessus, la boue fait l’effet d’une patinoire.
Et si on descend très vite tout droit, est-ce qu’on atterrit sur le chemin en face ? Vite ! Rendons les clés du jouet avant de se croire vraiment sur une plaine de jeu miniature.
Team burger.
Team fricadelle spéciale.
“De la boue, de la bouffe et ces deux là sont contents !”

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