Mercedes-AMG A45 | Préjugés épicés

Mercedes-AMG A45 | Préjugés épicés
Un dragster sur des rails, pas tellement fun. C’est comme ça que je voyais la Mercedes-AMG A45. En cause : un souvenir d’une CLA 45AMG d’il y a quelques années, impressionnante de motricité mais bien trop sous-vireuse. Bref, rien qui me fera me relever la nuit.
Mais c’était avant la mise à jour et le passage à 380ch. Comme si, pour un 4 cylindres 2l turbo, les 180ch/l de la précédente mouture ne suffisaient pas. La course à l’armement ce n’est pas tellement notre dada chez Drivetime.be. Mais plutôt que de philosopher sur le sujet, il parait plus approprié de faire pétarader l’échappement au démarrage (ici aussi il y a matière à philosopher) et de partir voir comment elle enroule les courbes sur le tracé du sixième épisode.

D’emblée on sent que la boite à double embrayage est faite pour fonctionner à un rythme soutenu. En ville elle secoue un rien, mais une fois qu’on la secoue tout rentre dans l’ordre. C’est presque toute la voiture se recompose une fois qu’on hausse le rythme, sur les routes de notre sixième épisode. Le tarage de l’amortissement est un parfait compromis entre confort et efficacité.
Efficacité, c’est toujours le maître mot de la petite bombe qu’est la Mercedes-AMG A45 (ne dites plus A45 AMG). Mais par rapport à mes souvenirs d’une CLA 45 AMG (à l’époque ça se disait encore) elle ajoute une petite dose de fun au mélange. Qui irait se plaindre de plus de sensations dans le volant, d’un peu plus de mouvements du train arrière mais avec toujours autant de motricité et un niveau d’adhérence phénoménal ? Certainement pas nous.
Par contre ce qui nous enchante moins c’est d’être quasi obligé de rouler vite pour se tailler une banane sur le visage. C’est souvent l’apanage de ces bombinettes ultra efficaces et ultra sécurisantes, et tout aussi polyvalentes. Trop parfaite, il lui manque ce côté déluré et le comportement plus délicat des plus grosses AMG. Bien plus passionnantes à conduire.




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