Offroad | Beaufort, Haute-Sûre

Offroad | Beaufort, Haute-Sûre

Non, ce n’est pas de nous que ça parle. Pour une fois.

Offroad | Beaufort, Haute-Sûre

Non, ce n’est pas de nous que ça parle. Pour une fois.

Rendez-vous au pied du château fort de Beaufort, avec un beau Wrangler qui masque son fort caractère sous une robe toute noire, qui contraste avec les pierres ocre que l’on retrouve partout autour de nous pour l’instant. À peine quelques centaines de mètres, et les premiers virages ne se font pas prier. Ah le Luxembourg, quel beau pays ! Enfin, surtout en pleine campagne, lorsqu’on traverse des forêts sur des minuscules routes mieux surfacées que Spa-Francorchamps. Une fois de retour dans une rue de village, on aurait bien envie de retirer ce que l’on vient de dire tellement les crépis piquent aux yeux !

Le Luxembourg est un pays de contrastes. À moins que vous ne soyez daltonien.

Heureusement, on s’en échappe très rapidement, pour de nouveau s’enfiler une série d’épingles dans la descente vers la Sûre. Attention dans les épingles, si vous n’êtes pas sûr de ce qui vient en face. Au Luxembourg, les lignes de bus passent même là où on ne les attend pas. Et un bus c’est moins beau, mais c’est plus fort qu’une voiture. L’autre option consiste, si vous êtes en Wrangler comme nous, à emprunter les petites chemins et boycotter quelques unes des épingles. Là au moins, il n’y a pas de bus.

Entre les épingles et les sentiers, les choix ne sont pas toujours simples.

Sur l’autre versant de la vallée de la Sûre, c’est un mur qu’il nous faut grimper. Toujours sur la route pour l’instant. Et elle ne manque jamais de changer de cap. Un pur plaisir, même dans une Jeep Wrangler ! Surprenant de vivacité pour son gabarit, en un coup de volant vers la gauche, il quitte la route principale pour partir à l’assaut des toutes petites routes de l’est du Grand-Duché.

En route pour la campagne profonde, mais toujours sur un bitume parfait s’il vous plait.

Mis à part la ferme qu’on devine au loin entre les arbres, et le flat-6 d’une Porsche qui chante dans la vallée, il n’y a plus de trace de civilisation. Juste un fin ruban d’asphalte qui serpente entre les prairies et les petits bois. On va comme ça contourner Diekirch par le nord et un enchainement de minuscules routes toujours parfaitement asphaltées. Bluffant ! Et croyez-nous, on est bien mieux ici qu’en ville. Il n’y a rien à y faire, et même pas grand chose à se mettre sous la dent un samedi de janvier. Retour sur les routes !

Promis M’sieur l’agent, c’est pas nous.

D’abord avec une section de grand route, pour s’éloigner encore plus de Diekirch. Ensuite avec un large chemin parsemé de quelques flaques que le Wrangler survole. Et enfin, de retour de sur les pentes abruptes des versants de la Sûre pour une série de lacets dont on se souviendra. On entame la descente sur la 379, déjà bien plaisante. Mais dans un grand virage à droite, il y a possibilité de quitter la principale et de partir pour une boucle mémorable. Ce bitume là, on l’aura marqué tout autant qu’il nous a marqué ! Un coup d’oeil sur le château de Bourscheid et c’est le plongeon. Directement suivi d’une escalade pour se retrouver au pied de la place forte qu’on observait au loin il y a quelques instants.

Avaler des épingles en Wrangler c’est tout un art. Et c’est très savoureux.

Une fois sur le plateau au-dessus de Bourscheid, le but est de retrouver la Sûre, mais en empruntant le moins possible d’asphalte. Place à l’improvisation, et à quelques cafouillages sur notre carte du bas de l’article puisque les chemins empruntés n’y sont pas repris. De toute façon, on n’y passe pas sans l’équipement adéquat. Non, on n’est pas restés coincés dans le fond de la jolie vallée dans laquelle on est descendus. Mais on ne s’est pas arrêtés dans la remontée pour prendre des photos. De peur d’y rester coincés. Non pas qu’on doute du Wrangler, mais que les gros boudins BF Goodrich du Rubicon rouge avec lequel on jouait l’an passé nous auraient rassurés.

Retour sur le sol palpable, et les virages qui suivent servent à décrasser les pneus. Le train arrière se réchauffe d’ailleurs plus vite lorsqu’on utilise le mode manuel de la boite de vitesse et que le contrôle de traction a été déconnecté. Les virages se font plus larges au fur et à mesure qu’on se rapproche du Lac de la Haûte-Sûre. Une dernière incursion en tout terrain et nous voilà déjà le long des barrages qu’on avait sillonnés en Fiat 124, il y a quelque temps déjà. On ne sais jamais que vous en voudriez encore plus.

Infos pratiques : 70km | +- 2h00 de route (avec nos détours offroad). Notez que l’itinéraire est 99% praticable avec une voiture de sport.

Merci à FCA Belux pour le prêt de ce Wrangler. Un jouet qui nous plait chaque fois un peu plus de par ses nouvelles capacités dynamique sur le bitume ou sa capote électrique. Mais, c’est qu’on deviendrait exigeants et feignants ?

Quelques images en bonus :

Dédicaces à tous les daltoniens. On vous envie chaque fois qu’on traverse un village luxo’.
Il y a des choix difficiles. Comme par exemple ne pas commencer le reportage 10km plus tôt pour inclure la vallée de la Mullerthal.
À force de faire demi-tours pour les photos, Waze a cru qu’il y avait un embouteillage. Comme quoi, il n’y a pas que les artistes allemands et leur chariots pleins de GSM qui ont le pouvoir de modifier les cartes.
Il n’y a qu’au Luxembourg qu’on trouve des Ariel Atom sous bâche en plein hiver. C’est vrai qu’au final ça doit être résistant à l’eau ces engins là.
“Alors les gamins, vous êtes bien attachés à l’arrière ?”

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