Reportage | La traversée française

Reportage | La traversée française

Non, pas celle à laquelle vous pensez.

Reportage | La traversée française

Non, pas celle à laquelle vous pensez.

L’été les belges sont nombreux à entamer une traversée de la France vers le sud pour rejoindre leurs destinations de vacances. Rassurez vous, les longues heures d’autoroute monotones ne sont pas au programme ici. Pas non plus les vacances au soleil, juste des routes délicieuses.

Un cheval en salue 190 autres alors que la BMW 520d quitte Willerzie.

Notre traversée de la France démarre dans le petit village de Willerzie. Si vous êtes arrivés jusque là, vous avez terminé l’échauffement. Alors, passons directement aux choses sérieuses en quittant le village par l’Est sur la N952. La ligne droite et plate se transforme rapidement en enchaînements de virages dans une descente en forêt vers le lieu-dit de Pont Collin. En bas, la traversée de la Hulle marque notre arrivée en France. Ne dites plus N952, mais bien D7.

Plus on s’approche de Pont Collin, plus les résineux se font denses et les virages appuyés.

On laisse les résineux derrière nous dans le fond de la vallée, et on remonte en serpentant entre des feuillus aux couleurs d’automne relevées par un rayon de soleil. On continue notre bout de chemin vers le village d’Hargnies. Une fois traversé, on tombe sur notre panneau de signalisation préféré : celui qui indique que la route qui va suivre est sinueuse, et sans doute fortement dénivelée. Quelques centaines de mètres un peu rectilignes et on entame le plat de résistance : une descente en épingles vers la Meuse !

Épingles sur épingles, les lignes droites sont rares dans la descente sur la Meuse.

En levant les yeux on s’aperçoit de la proximité avec la centrale nucléaire de Chooz. Le ciel est plein de lignes à haute tension dans tous les sens. Dommage, ça gâche quand même le paysage. Qu’importe, dans la descente on n’a pas le temps de lever les yeux au ciel. C’est sur la route que ça se passe. La D7, toujours elle, se tord dans tous les sens. Et la BMW 520d Touring qui nous transporte tout en confort laisse entendre quelques crissements de pneus.

Une fois traversé la Meuse à Haybes, il faut croiser les rails d’une autre locomotive diesel. D’un tout autre type que la bavaroise ce TER. Tiens au fait, pourquoi la ligne de train qui s’approche le plus d’une centrale nucléaire n’est elle pas électrifiée ?

Juste après le pont au dessus de la Meuse, rencontre avec un TER diesel.

Une fois passé la station service sur la droite, il est temps de suivre les indications Oignies, et de retrouver la D7 pour un nouvelle ascension. Vers la Belgique cette fois. Encore une histoire de pont au dessus d’un cours d’eau, et c’est un panneau qui nous souhaite un bon retour au pays. La traversée la plus courte de l’histoire des traversées de France ! Mais notre tracé ne s’arrête pas là. Un peu plus haut sur la route on croise une station service désaffectée. Heureusement qu’on a refait le plein à celle d’en bas, car celle-ci n’aurait pas pu nous rendre service.

Il fut un temps ou on pouvait sans doute acheter du tabac dans cette ancienne pompe à essence.

Encore quelques virages et une portion bien droite pour grimper dans les rues étroites de Oignies-en-Thiérache. La place en pavé devant l’église fera parfaitement office de fin de notre reportage. Pour les affamés, la région a encore d’autres virolos à offrir en dessert.

Dernier passage sous les fleurs avant d’arriver devant l’église de Oignies-en-Thiérache.

Infos pratiques : 25 km | 29 min

Merci à BMW Belux pour le prêt de cette BMW 520d Touring.

Merci à Quentin Van Belle pour son aide pour la réalisation et les photos.

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