Reportage | D’Heure en Heure

Reportage | D’Heure en Heure

Au plus les années passent, au plus on semble apprécier les modèles plus anciens.

Reportage | D’Heure en Heure

Au plus les années passent, au plus on semble apprécier les modèles plus anciens.

Il est l’heure du rendez-vous à Heure avec une autre ALPINA de la génération précédente. Quelle était la probabilité que, garé sur le parking d’un petit village du Condroz, notre élégant coupé soit démasqué par une femme qui lance à son mari « Tu connais ça chéri, une ALPINA ? ». C’est à ce moment-là que Rob nous rejoint avec la B3 bleue, pour le plus grand plaisir du couple de promeneurs qui ne perd pas le nord et nous propose d’échanger nos ALPINA contre leur BMW X5. C’est gentil, mais non merci.

Qu’est-ce qui est mieux qu’une ALPINA ? Deux ALPINA !

On commence notre trajet en remontant le cours de l’Heure par les quelques virages rapides de la N929. Au volant, on n’a pas l’impression de remonter le temps malgré le fait que ces deux ALPINA ne sont plus à la pointe de la technologie. Droit devant nous, les compteurs sont analogiques, et franchement il n’y a rien de plus logique. Passé Haversin, la route plonge vers la droite avant un long bout rectiligne qui se termine par un large gauche en montée. La situation est idéale pour enrouler du câble, et faire chanter les 410 ch de la B3. Les 350 ch de la D4 sont moins sonores, mais à bord la poussée semble d’autant plus impressionnante. Une vrai locomotive !

Les traits caractéristiques d’une ALPINA : les fonds de compteur bleus, et le Deko Set sur les flancs.
La bleue chante, la noire avance.

Sur les kilomètres qui suivent, on profite de la vue depuis les hauteurs du Condroz. D’ici, les collines ont à peine l’air d’onduler. Un peu comme nous dans le confort des ALPINA. Leurs suspensions retravaillées à Buchloë apportent un confort digne d’une BMW Série 7, sans pour autant sacrifier au dynamisme des Série 3 et Série 4. Rien à voir avec une BMW M ! Sur le plan du look aussi, les F30 sont les dernières ALPINA à être basées sur un kit extérieur de Luxury Line, et pas le kit M-Sport comme les modèles actuels. Bien plus classe et discret. Et puis, si on parle de look, comment faire mieux que la Série 4 de première génération ? Sans doute pas avec La Gueule actuelle.

Sur les voitures comme sur le bitume, les courbes sont tracées de manière intemporelle.

Sur le bitume parfait de la N94 en direction de Celles, on en profite bien du dynamisme et de la direction « à l’ancienne ». À tel point qu’on pousse le quad de devant à se déhancher de sa selle pour ne pas se renverser dans les virages. Une fois la Lesse traversée sur un point très étroit, le ruban s’élargit soudainement pour aller s’enrouler autour des rochers qui remontent vers Hulsonniaux. D’abord un long virage à droite, une mini portion droite et puis une grande épingle à gauche qui enchaine sur une série de pif-paf, et les changements d’inclinaison du bitume qui vont avec. Bref, du bonheur court mais très intense. On se demande pourquoi on n’y est jamais passé avant dans l’histoire de Drivetime. Mais les pneus très vieillis de la D4 ne sont plus capables d’avaler des virages aussi vite que le châssis le permet. Ils vont donc apprécier les routes plus rectilignes jusqu’à redescendre vers la Meuse.

À l’approche de la Lesse, les routes ne laissent pas à désirer !

Une descente vers Heer qu’on commence à bien connaître. Mais il faut avouer qu’en ALPINA D4, les épingles passent beaucoup mieux qu’en Skoda Octavia ! On n’en attendait pas moins à vrai dire. Une fois la Meuse traversée, en revanche, on arrive en terrain inconnu et on ne sait plus trop à quoi s’attendre. La surprise est bien plus grande quand on se retrouve sur l’étroite petite route entre Agimont et Gochenée. Elle ondule avec le relief, et se tortille dans tous les sens. Nous on adore, même si elle n’incite pas à l’attaque au vu de sa largeur. Tant mieux, en ALPINA la conduite coulée c’est très agréable !

D’un côté ou de l’autre de la Meuse, les routes amusent !

On part ensuite pour une longue traversée de bois avant d’arriver à Rosée et de reprendre les traces d’une autre Bavaroise sur-motorisée : le X5 M Competition de Florennes and the Machines. On suit les mêmes routes jusqu’à Yves-Gomezée, avant de bifurquer à gauche dans les champs pour rejoindre les lacs de l’eau d’Heure par une dernière petite portion pas piquée des vers juste avant Soumoy. En parlant de sous-nous, ou plutôt sous l’auto, le dernier démarrage pour monter sur la N978 aura eu raison du pneu arrière droit un peu trop sec. Heureusement, une fois arrivé au club de voile pour admirer la vue sur le barrage le plus emblématique des lacs, un gentil marin nous a prêté une pince coupante pour retirer la bande de caoutchouc qui voulait prendre congé. Nous avons ainsi pu rentrer à Bruxelles sans encombre. Mis à part les pneus de la D4, ces ALPINA ont merveilleusement bien vieilli. Selon nous, il y a de fortes chances qu’on dise la même chose de leur dessin dans plusieurs dizaines d’années.

Une autre Heure : celle de la fin cette fois. Ou celle de l’eau.

Infos pratiques : 97 km | 1h 40 de route.

Merci à ALPINA Belgium et aux concessions BMW J-M Martin pour le prêt de ces deux machines incroyables et disponibles à la vente ! Avec des pneus neufs, bien entendu.

Quelques images en bonus :

Sur le parking à Heure, c’est sans doute le logo ALPINA en doré qui a mis la puce à l’oreille des promeneurs.
Thibaut est toujours plus à l’aise pour prendre des photos allongé au milieu d’une route, qu’assis sur le parapet d’un viaduc.
De la Deuche à la Ferrari California vert pomme, le mélange est éclectique. On adore. Preuve que les routes sont bonnes !
Vous êtes plus dans quel camp : B3, tracteur, B4 ou camion ?
Est-ce que ça se voit qu’on aime beaucoup les ailes arrières de cette ALPINA D4 ? Et encore, ici vous n’avez pas toutes les photos faites au téléphone.

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