Reportage | ID.Froides

Reportage | ID.Froides
Au volant d’une voiture électrique en hiver, c’est important de garder la tête froide.
Et surtout quand on va jouer dans les Ardennes belges, où les chargeurs publics et rapides sont aussi courants qu’un ours polaire dans le Sahara. On exagère un peu, mais nous voilà de nouveau de beau matin, branchés au CCS 50kW de Vaux-Chavanne. Exactement comme avec la Polestar 2. Sauf qu’aujourd’hui, une fois que la batterie a chauffé, on part découvrir nos routes favorites dans la neige.
Faire chauffer la batterie pour garder la tête froide ?
Oui, et ce n’est pas une blague de vendeur de voitures électriques. Comme toutes les voitures, une voiture électrique consomme plus à froid qu’à chaud. Sauf qu’à la différence d’un moteur à combustion, le groupe propulseur électrique ne dégage que très peu de chaleur. La voiture restera donc froide plus longtemps si on ne la fait pas chauffer de force. Et on la fait chauffer de force… en consommant le plus possible d’énergie sur les accessoires. Allumez le chauffage, les sièges chauffants, le volant chauffant, le pare-brise chauffant etc. Bref, tout ce qui peut chauffer. Mais surtout faites le quand la voiture est encore branchée à un chargeur pour qu’elle se réchauffe en chargeant. Pardon, on voulait surtout dire “quelle ne se décharge pas”.
Une fois le préchauffage terminé, vous pouvez prendre la route bien au chaud mais la tête froide.



Départ du tracé à Manhay, là où le bitume se transforme en épaisse couche de neige/glace bien tassée. Objectif de la journée : utiliser les pneus hiver de l’ID.3 au maximum, et voir ce que cette propulsion a dans le plancher. Sur la ligne droite qui va jusqu’à Oster, aucun souci à se faire. On peut profiter des paysages recouverts d’un épais manteau blanc, du soleil qui passe juste au dessus de la cime des épicéas et du grand ciel bleu. Clairement, on a connu pire comme conditions pour un reportage !



Passé Oster, les premiers virages font leur apparition en direction de Freyneux. Et même pas besoin de crier “Freeeiiineeeuuuu !” avant d’entrer dedans, les pneus accrochent bien et le centre de gravité dans le plancher permet de passer les doigts dans le nez. La montée sur la Route du Tracé passe aussi facilement que le reste. Preuve qu’une propu’ bien chaussée, ça tient le pavé. En revanche, malgré le décor cohérent, pas question de se croire sur le tracé du rallye de Suède. Ici, on sent clairement que l’ID.3 est conçue pour transporter les enfants de l’école au foot, sans devoir conduire par les fenêtres. On s’en doutait, mais c’est quand même un peu frustrant de ne pas pouvoir déconnecter l’électronique.




D’autant plus qu’une fois notre escapade fagnarde/scandinave terminée, on retrouve le bitume bien noir et bien tortueux comme on l’aime. Et dans les virages de la petite route qui remonte de Wibrin à Chabrehé, l’ID.3 retrouve de l’adhérence. L’anti-patinage et l’ESC se calment, et le comportement de propulsion se marque de plus en plus. En reprenant les gaz juste avant la corde, on sent bien l’arrière se tasser et transmettre toute la puissance au sol. Le châssis rigidifié par la batterie dans le plancher commence à vraiment nous plaire. Mais du coup, ce sont les sièges qui commencent à nous balader de gauche à droite dans les épingles. Il faut dire que là, on est à Fond. Le même que celui qu’on avait déjà touché en Abarth 124.
A quand une ID.3 R avec contrôle de traction déconnectable et 4 sièges baquets ? Mais bon, ce sera sans doute plus difficile de garder la tête froide au volant.



Infos pratiques : 30km | +/- 30′ de route.
Merci à Volkswagen Belgium pour le prêt de cette ID.3, presque frustrante tellement elle regorge de potentiel dynamique.
Quelques images en bonus :









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