Reportage | Fraire Locquignol

Reportage | Fraire Locquignol
Pour ce reportage, on prendra les regards accusateurs au pied de la lettre.


On est d’accord que l’habit ne fait pas le moine, mais essayez de convaincre les autre usagers de la route que vous êtes sérieux au volant d’une Abarth avec un spoiler pareil, et des bas de caisse/arches de roues en couleur contrastante. Et on ne parle même pas encore du scorpion sur le côté gauche du capot, ni du damier sur le toit. Bref, que du discret.


Le départ est donné devant le panneau indiquant l’arrivée dans le village de Fraire. Une petite pause photo, et on se met très rapidement en route. Dans Fairoul, ça roule. Et ça descend même très vite jusque Walcourt. Mais on n’ira pas jusqu’à dire qu’on court. On prend le temps de profiter des vues sur la vallée, et dans le charmant village. Ensuite on met les voiles vers les Lacs de l’Eau d’Heure.



Passé Silenrieux, sans faire craquer les silencieux du nouvel échappement Monza qui a perdu la voix, la N978 se tortille de plus en plus alors que le relief ne se cache plus. Cette Abarth 695 n’a pas les 192ch d’une Biposto, mais avec 180ch “seulement”, on est très vite arrivé au rond-point juste avant Cerfontaine. Deuxième vitesse au freinage, gros coup de volant à droite et on sort déjà par la première sortie du rond point. La N589a c’est un peu comme remonter un toboggan dans une plaine de jeux quand on a 5 ans. On prend tout l’élan qu’on peut, et on se lance à l’attaque de cette large bande d’asphalte qui grimpe d’abord par un grand virage à gauche avant de virer à droite au moment où on ne voit plus que le ciel devant nous. La portion est courte, mais géniale. Et en plus, il y a des immenses dégagements pour faire demi-tour en sécurité. Parfait pour nos aller-retours de séance photo. La route continue ensuite d’onduler légèrement sur les hauteurs du plateau, en direction de Froidchapelle.





Il n’y a pas que les chapelles qui sont froides, la mécanique peut elle aussi souffler sur les plus petites routes moins tortueuses. Passé Rance c’est presque mortellement rectiligne. Heureusement, on évite le pire des lignes droites de la région. Et l’arrivée en France égaye le tableau avec de très larges courbes rapides autour du lac de Val Joly sur la D133. La D963 qui nous fait remonter vers le nord se courbe gentiment, mais ses plus belles courbes sont malheureusement en agglomération.




On enchaine maintenant les traversées des petits villages disparates et aux noms loufoques (il parait qu’on est là pour ça), et les courts passages très sympas sur lesquels on peut enfoncer l’accélérateur sans soucis. C’est bien là le seul avantage du Monza étouffé par les normes WLTP, on se fait moins vite remarquer quand on écrase la pédale de droite. En sortie de Felleries, la D80 propose quelques très jolis enchainements entre des haies qui empêchent un peu de voir ce qui arrive en face, malgré qu’on ait l’impression d’être assis dans une camionnette.


On a vite traversé Dourlers pour partir sur des minuscules routes entre les champs, où le seul autochtone croisé était visiblement très intrigué de notre séance photo. Au “Y” un peu plus loin on plonge à droite, pied largement sur les gaz pour garder le turbo à pleine charge et faire fonctionner l’autobloquant. Le train avant mord dans le bitume alors on s’agrippe au volant qui gigote, avant de remettre les roues droites et de passer la 3ème. Paf ! Ah non, ça l’échappement ne fait plus non plus. Fini les détonations au changement de rapport alors que le turbo souffle au plus fort. Il est déjà loin le temps de notre épisode en 595 Pista.



On continue sur les petites routes pour contourner Aulnoye-Aymeries, et on enjambe même la Sambre à Berlaimont. C’est parti pour la dernière portion de notre reportage : la forêt de Mormal. Le plus grand massif forestier du département est principalement traversé par d’immenses lignes droites qui se rassemblent toutes en plusieurs points, formant quelques carrefours en étoile. Heureusement, la D951 n’est pas de celles-là. Tout droit, elle ne va pas ! Du coup, on profite de ses virages avant de rejoindre la D33 et d’en faire de même jusqu’à arriver à notre destination finale : Locquignol. Oui, visiblement ici c’est Mormal de Fraire Locquignol. Malheureusement, on doit bien entamer le trajet retour, et surtout donner à boire au scorpion. Quel buveur celui-là !






Info pratiques : 92 km | +- 1h 45 de trajet
Merci à FCA Belux pour le prêt de cette Abarth 695 Anniversario, jouet un rien tape à l’oeil, toujours aussi amusante. Merci à Lucie pour ses services de voiturier/photographe 😉
Quelques images en bonus :







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