Reportage | L’Eau d’Heure du Scout

Reportage | L’Eau d’Heure du Scout

Que fait-on avec une Skoda Octavia Scout ? On part explorer la campagne. Un peu comme quand on était scout il y a quelques années déjà. Et…

Reportage | L’Eau d’Heure du Scout

Que fait-on avec une Skoda Octavia Scout ? On part explorer la campagne. Un peu comme quand on était scout il y a quelques années déjà. Et si on allait fait un tour sur la plaine de mon premier camp en 2007 ?

Départ dans la région des Lacs de l’Eau d’Heure, pour plusieurs raisons. Premièrement parce qu’il s’y trouve beaucoup de minuscule et savoureuses routes que nous n’avons pas encore exploré. Deuxièmement parce que la région ne manque pas de scouts une fois l’été arrivé. Et puis parce que pour les jeux de mots sur des ados qui passent quinze jours sur une prairie à se laver dans la rivière de temps en temps, c’est plus facile. Oui, le scout ne sent pas toujours la rose.

On quitte la zone de mise à l’eau des jet-ski et son beau point de vue sur le lac de Falemprise par les larges nationales qui serpentent de lacs en barrages. N907 pour commencer, ensuite un petit détour par les champs sur le plateau avant de descendre sur une petite route aux enchaînements délicieux pour retrouver la N987 de l’autre côté du barrage du Ry Jaune. Pourquoi ce ruisseau est appelé “jaune” ? On vous laisse à vos spéculations.

Les weekend à la météo clémente, le traffic sur les principales routes des Lacs de l’Eau d’Heure peu être dense.

Arrivé à Cerfontaine, c’est la N589 qui nous attends pour remonter sur les hauteurs de la région. La tour du barrage de la Plate Taille s’éloigne, et les ondulations se font plus douces après avoir passé l’aérodrome de la région. Sur un sommet, une bifurcation à gauche nous enfonce dans la forêt en direction de hameau de Culot du Bois. On s’en échappe rapidement par une étroite route dont le revêtement imparfait fait ressortir le côté aventurière de l’Octavia Scout. A proscrire en sportive. Et c’est dommage, car après une longue ligne droite au milieu des arbres, ce sont quelques jolis virages qui nous attendent.

Retrouver un village au loin après une grande traversée de forêt fait toujours plaisir.

Retour à la civilisation près d’Aublain sur la N939. Direction Lompret et l’Eau Blanche (cette fois) que l’on enjambe sur un pont de pierre qui semble tout droit sorti du Moyen-Age. De l’autre côté du point se trouve un petit raidillon, que l’on négocie bien moins vite que celui de Spa-Francorchamps. Pourtant, en haut sur le plateau vous trouverez les ateliers de stockage des bières et fromages de Chimay. Autant dire que même à pied, ce n’est pas la motivation qui nous manquerait de gravir la côte.

Près de Chimay, c’est l’Eau Blanche qui coule dans la nature. Dans les fûts, elle est dorée, rouge, triple ou bleue.

Une fois de l’autre côté de la bien trop rectiligne Route Charlemagne, c’est un autre payse qui s’offre à nous. Moins valloné, il donne plus l’impression de quiétude. Mais les virages sont bien au rendez-vous lorsque l’on monte vers l’Auberge de Poteaupré et son “Espace Chimay”. Dommage que ce ne soit pas encore le moment de s’arrêter. Au carrefour suivant on bifurque vers l’Abbaye de Chimay, la vraie source des liquides houblonnés que nous aimons tant. Ensuite c’est quasi tout droit vers Forges-Philippe. Douze ans que je n’y avais plus posé les pieds, et malheureusement notre progression est stoppée par un panneau de propriété privée qui empêche d’accéder à la plaine de mon tout premier camp scout. Marche-arrière toutes !

Vers la fin, on traverse les forêts sans arrêts.

Infos pratiques : 47 km | 58 min

La brousse avec un ‘sseveu’ sur la langue ?
Les oies sont des usagers de la route très civilisés : elles restent sur les bas-côtés.
Il reste quelques traces de la tempête essuyée dans notre reportage Hache Ouf.

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