Off Road | La boueuse roche

Off Road | La boueuse roche
Que fait-on avec une Jeep Wrangler Rubicon et ses gros crampons ? On lui donne de la boue. Et de la bonne !
Le remake en version tout terrain de notre tout premier article (Marche sur la Roche) ne démarre pas dans le centre ville, ça n’a pas d’intérêt. Plutôt, démarrons dans le vif du sujet : la nature à perte de vue et pas d’asphalte à l’horizon. On s’est volontairement perdus à la recherche des bisons qui peuplent la région (si si, vraiment) histoire de donner l’impression au Wrangler qu’il est dans son pays natal, dans les immenses plaines de l’ouest. Malheureusement, les bisons c’est comme le bitume : aujourd’hui on n’en verra pas (ou presque).




On prend la route comme des cowboys en fonçant tout droit à travers les flaques avant de prendre à droite et de monter sur un chemin plus étroit et moins rectiligne. Un peu en glisse dans le long virage à droite bien dégagé. Du pur bonheur ! Avec un V8 bien ‘ricain et une boite manuelle, ça serait encore mieux, mais on prend déjà notre pied comme ça. De l’autre côté de la forêt on sort dans les prairies et les champs. Le Wrangler semble flotter sur les graviers du chemin qui serpente entre les clôtures. En revanche il ne flotte pas sur les immenses flaques qui se présentent un peu plus loin. Premier passage en douceur pour tester la profondeur avant de plonger. De la flotte, on en aura bien déplacé !


En arrivant au village de Gênes, on pose nos crampons sur du béton. Il faut bien faire des liaisons. Rassurez-vous, ce sont des morceaux de choix : descente à flanc de colline, épingle tout en bas et remontée en serpentin. On y passait avec le premier rallye, pour ceux qui y étaient. Passé le Col de Halleux, on prend à gauche au milieu des champs. L’endroit est magique : un mont complètement chauve se dresse en guise de sommet, une vue à 360° dans la brume tout juste traversée d’un rayon de soleil.



La portion qui suit est magique elle aussi, couverte de boue ultra grasse. Idéal pour pratiquer un peu de contre-braquage. Il n’y a pas à dire, un tank pareil, quand ça se met en travers, c’est toujours surprenant.


Un virage à angle droit négocié à l’accélérateur et 300m de route plus tard, nous voilà de retour sur de la terre. Cette fois on visualise au loin la continuité du chemin sur lequel on se trouve. Mais entre ces deux parties dans les champs se loge une vallée abrupte. La descente se fait tranquillement, et on prend même la pose en pleine épingle. En vérifiant tout de même deux fois que le frein à main soit bien tiré. Ça repart de plus belle, avant d’arriver à un passage à gué.







Forcément, de l’autre côté ça monte ! Un rapide coup d’oeil en arrière nous permet d’apercevoir tout là-haut les prairies d’où on vient. On continue notre ascension à travers la forêt, parfois dense et sombre, parfois lumineuse.


En haut, c’est la déception. Le chemin sur lequel nous pensions trouver une épaisse et grasse couche de boue comme à l’époque (dans une autre vie) où nous avions repeint une Mercedes GLA, a été recouvert de graviers. Trop sec et trop propre à notre goût. Pas de temps à perdre, allons rejoindre notre prochaine section. Les quelques kilomètres de bitume servent à sécher la boue fièrement projetée sur la carrosserie avant d’en remettre une couche.

Fin du bitume, nous voilà maintenant sur une immense ligne droite. C’est une ancienne chaussée romaine, d’où les pavés. Pas de boue non plus, et ils ne sont pas très doux avec les suspensions ! La montée qui approche semble plus boueuse. De fait, le sol a même l’air extrêmement meuble et les traces paraissent profondes. Il est enfin temps d’enclencher le pont avant. C’est seulement l’histoire d’une centaine de mètres, après on se remet en propulsion. C’est bien plus drôle. Dans Mierchamps, on retrouve l’itinéraire du premier rallye, mais on le court-circuite à travers bois pour descendre sur la vallée du Bronze. Quelques virages dans cet endroit magique et nous voilà déjà à La Roche, avec un Wrangler aux flancs fièrement bruns. Il y a toujours un côté distingué à utiliser un engin pareil à sa juste manière.



Merci à FCA Belux pour le prêt de cette légende sur roue, qui survole les épreuves d’off road avec une élégance bien à elle.
Quelques images en bonus :







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