Reportage | Verlée grands prés

Reportage | Verlée grands prés

Prêts à traverser le Condroz entre prairies, culture et vieilles pierres ? Voici la route à suivre.

Reportage | Verlée grands prés

Prêts à traverser le Condroz entre prairies, culture et vieilles pierres ? Voici la route à suivre.

Le départ à Verlée nous plonge directement dans le bain : des grandes fermes en pierre du pays, des vaches le long de la route qui disparait au milieu des prés. On met les voiles en direction d’Odet, en chemin on croise encore d’autres vaches, prés et vieilles pierres. En revanche, pas de traces de bois. Même en arrivant à Bois-et-Borsu. En prenant à gauche, de nouveau entre les champs, le fin serpentin de bitume finit par nous faire longer un bois, mais nous sommes déjà à Les Avins.

Vache, champs, vieux bâtiments : c’est bon, vous avez déjà le résumé de notre tracé du jour.

Après l’ancienne gare des Avins (ça sonne mieux que “la gare de Les Avins”), on plonge à droite vers le Hoyoux, qu’on traverse rapidement au sec et sur un pont. De l’autre côté on entame la remontée dans les arbres cette fois. Mais assurez-vous, les fermes, les vaches et les champs sont vite de retours en haut de la route.

Traverser un cours d’eau sans y mouiller ses roues peut paraître normal, mais ce n’est pas toujours le cas…

De l’autre côté de la N636, une allée d’arbres nous attire. Une fois que la vue s’ouvre et que les arbres s’éloignent, on se trouve face à une joli serpentin à flanc de colline, bordé d’un mur de pierre d’un côté et de gros blocs en pierre de l’autre. En bas, une vallée d’étangs. En haut, un splendide château et une chapelle. Pas une vache à l’horizon. Saint-Fontaine est le genre de joyaux dont recel le Condroz, mais que l’on ne trouve que par hasard. En bas, la route à suivre traverse un cours d’eau pour du vrai. Ou plutôt, elle est traversée par un cours d’eau. Et il s’agit bien de la route principale du village.

Au pas, tout rentre dans l’ordre. En Jeep Renegade en revanche on se laisse aller.

Après cette périlleuse traversée, la petite route nous amène au village d’Ossogne. On n’y reste pas longtemps pour prendre de la hauteur et admirer le panorama sur la vallée de … l’Ossogne. Quelques de petits kilomètres de grosse nationale pour se reposer, et on retourne déjà sur les petites routes. Tout droit jusqu’à ce que les vieilles pierres d’une grande ferme nous force à prendre à droite au milieu des champs. Passage rapide devant le chateau ferme de Doyon. Rien de plus typique du Condroz.

Comme en attestent quelques panneaux sur notre itinéraire, dans la région on s’est même déjà fais la guerre pour une vache. Oui, une seule vache volée en 1275 a déclenché un conflit qui a duré 3 ans et aurait fait 15.000 victimes. Les seigneurs du Moyen-Age ne plaisantaient pas avec leur cheptel.

Une ancienne carrière dans la localité de Forges, la logique condruzienne.

La fin du parcours est un peu plus roulante en descendant vers Gesves, remontant vers Pourrain et en redescendant vers Les Forges. Comme le nom ne l’indique pas, ici ce sont les vestiges d’une ancienne carrière qu’on retrouve. Toujours suivant la même logique, et la N942, le bois qu’on traverse porte le nom de Grand-Pré. Normal. Tentative de réponse sur notre lieu d’arrivée en sortie du bois, qui n’est autre que l’Abbaye de Grandpré. Ceci dit, ça n’explique pas tout, mais la route fut bonne. C’est le principal.

On avale les derniers virages de la N942 avant de terminer au pied du portail de l’abbaye de Grandpré.

Infos pratiques : 38km|+- 51min de route

Merci à FCA Belux pour le prêt de cette surprenante Jeep Renegade 1.0l, et à Lucie pour l’aide logistique à la réalisation de ce reportage.


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