Reportage | Valse transfrontalière

Reportage | Valse transfrontalière

Quand on parle du Pays de Herve, on pense tout de suite aux fromages qui puent, aux cidres délicieux et au Sirop de Liège qui ne vient pas…

Reportage | Valse transfrontalière

Quand on parle du Pays de Herve, on pense tout de suite aux fromages qui puent, aux cidres délicieux et au Sirop de Liège qui ne vient pas tout à fait de Liège. Mais il y a aussi de quoi combler les amateurs d’automobile.

Le départ est donné un petit kilomètre au nord de Blegny, au pied de l’ancienne mine. Enfin, au pied des tours puisque la mine se trouve 500m sous nos pieds. Encore une autre spécialité du coin. D’ailleurs, dans le village se trouvent les anciens ateliers de fabrication APAL. On ne va pas vous refaire le coup de la rencontre à l’improviste avec une des voitures, comme quand on allait à Méan. Ce sera pour une prochaine fois. De la mine on file vers Mortier, ensuite on enchaine avec une descente toute en courbes vers Dalhem.

Un matin de septembre, le ciel fait grise mine. Heureusement la Mini égaye le tableau.

De là on emprunte un axe un peu plus rapide mais pas moins sinueux pour filer à l’Est. Non sans un rapide détour par Neufchâteau (non, pas celui d’en bas de la province du Luxembourg) pour avaler des virages supplémentaires agrémentés de larges vues sur le bocage typique de la région.

Les routes sont comme le dessin de la Mini : tout en courbes.

Quelques courbes rapides plus loin et il nous faut virer à droite pour passer dans l’abbaye de Val Dieu. Oui, on ne s’éloigne jamais vraiment du houblon dans nos reportages. Mais comme on ne boit pas en conduisant, on continue notre aventure sur le ruban d’asphalte coincé entre les haies. Une bifurcation à droite nous fait prendre de la hauteur dans les vergers en se rapprochant d’Aubel. On ne tarde pas à traverser la petite ville, lieu de production des Sirop de Liège et de cidres.

Entre houblon et pomme, la région sait recevoir les amateurs de conduite sur des routes insoupçonnées.

La prochaine descente au creux d’un vallon nous fait traverser la frontière linguistique, une première chez Drivetime ! Nous voilà dans les Fourons. En cas d’échange verbal avec un local, dites plutôt Voeren et pensez à pratiquer votre néerlandais. Laissons la politique de côté, la route continue. On a beau être techniquement en Flandres, les montagnes russes ne sont pas encore terminées : on remonte dans les champs, on redescend dans une vallée pour remonter immédiatement de l’autre côté. Le tout en virages s’il vous plait !

Première incursion de l’autre côté de la frontière linguistique. Pas de différence à signaler, les routes n’ont pas changé.

Passé Rémersdael, la frontière avec les Pays-Bas se rapproche et ça se voit sur les routes : les pistes cyclables font leur apparition de part et d’autre. Et les cyclistes sont de plus en plus nombreux. La montée du Gieveld est bien connue des cyclistes, et on comprend rapidement pourquoi : asphalte lisse, 75m de dénivelé positif et un tracé amusant. Elle est quand même plus simple en voiture.

Au final, cyclistes et automobilistes aiment la même chose : les belles courbes et l’asphalte lisse.

En haut au milieu des champs on entre aux Pays-Bas, à 230m d’altitude. Non, ce n’est pas le point culminant de pays, mais on s’en approche. On descend aussi vite vers Epen, avant de remonter et de profiter de la superbe vue au détour d’un grand virage à gauche. Ensuite on entre dans le Vijlenerbos et la route devient incroyablement sinueuse par rapport à la moyenne nationale. Sans le savoir, depuis Epen on roule sur la « Camerig ». Il s’agit de la montée la plus redoutée des cyclistes aux Pays-Bas. À l’autre bout du bois, on descend d’un coup sec en deux épingles. On contourne le centre de Vaals, et on file au sud en direction de l’Allemagne… et de la Belgique.

Règle n°1 : partout où l’on parle le néerlandais, ne t’aventure pas sur la piste cyclable sans un vélo.

Deux ou trois épingles de plus et on a gravi le Vaalserberg. Celui-ci avec plus de 320m d’altitude est vraiment le point culminant des Pays-Bas, mais se trouve aussi en Allemagne et en Belgique. C’est là que se termine notre tracé. Mais en guise de bonus, on vous conseille de redescendre en Belgique par la Route des Trois Bornes. Vous nous en direz des nouvelles, et vous ne verrez plus le Pays de Herve de la même manière !

L’Union-Jack au pied de la tour marquant la frontière entre l’Allemagne, la Belgique et les Pays-Bas ? Ces Anglais sont partout depuis le Brexit !

Infos pratiques : 43 km|+- 1h 15min de route

Merci à Mini Belux pour le prêt de cette pétillante Mini Cooper SD, et à Audran Lernoux pour l’aide logistique à la réalisation de ce reportage.

Leave a Reply

Your email address will not be published.