Reportage | Scy à Olne l’ami !

Reportage | Scy à Olne l’ami !
Quand un petit coupé au châssis d’enfer fait sa tournée d’adieu, on l’emmène pour une dernière sortie sur nos routes favorites.



On commence à Scy. Bah oui, c’est plus confortable pour conduire que si on était debout. Ceci dit, c’est un magnifique petit village, comme le Condroz en a le secret. Autres merveilles dont recèle la région : les routes ! On se met en jambe sur la N938 alors que la pluie s’invite. On le sait parce que quand une goute frappe le toit ça résonne très fort dans l’habitacle de la BRZ. Solution : aller plus vite, et sortir du magnifique bois. À droite, direction Nettinne par une toute petite route qu’on a déjà emprunté pendant Huy Foy. Mais ce n’est que la seconde fois qu’on y passe. Pourtant, on l’adore déjà, avec ses changements de dénivelé assez importants et ses belles vues sur la campagne. Enfin ça, c’est quand on n’est pas dans un nuage de pluie.



Un petit bout de N929 nous fait arriver à Heure bien qu’on soit déjà un peu en retard sur le planning. Ici, c’est à gauche vers Moressée pour une de nos portions favorites des Méandres de Durbuy. Les nuages se lèvent et nous offrent des belles vues sur la vallée de l’Heure. Et c’est même un rayon de soleil qui nous accueille dans les épingles juste devant le magnifique château de Somal. Franchement, on est mouillé mais on est pas si mal. Rapide passage à Maffe et puis Méan avant de retrouver les petites routes à Bonsin. On est de nouveau seuls au milieu de champs, sur la ligne droite qui avait servi de test du launch control de la Mercedes A45 AMG. En mémoire du “Ouh ça va vite hein ça !”, on tente l’expérience en BRZ. Ça va moins vite, mais on s’en fout. C’est mille fois plus drôle dans les tournants qui suivent.





Dans les épingles larges de la N814, on prend plus de plaisir sans devoir passer à des vitesses inavouables. Et dans les enchainements rapides de la N833 encore un peu humide, le stress de garder la voiture sur la route rend l’expérience beaucoup plus grisante. Un court passage par les pavés de Durbuy, et puis on reprend de la hauteur avant de redescendre vers Barvaux. Nous voilà maintenant sur les traces de À la Roche, mais avec une toute autre monture. Cette fois, pas question d’éviter les magnifiques virages de la N841. Et on en profite plutôt deux fois qu’une !



Arrivé à Érezée, la N807 nous fait prendre de la hauteur et ça se voit. On grimpe à flanc de colline, avec des immenses sapins qui nous surplombent à gauche tandis qu’à droite, c’est un précipice dont on ne veut pas aller voir le fond. On a réellement l’impression de ne plus être en Belgique. Surtout que le bitume y est très agréable ! Ça file jusqu’à Manhay, même si la BRZ réclame une pause boisson assez urgente. On lui remplit l’estomac et puis on descend vers Bra. Mais on ne passera pas sur la Lienne cette fois. Pour ça, on peut prendre Spa c’que vous croyez. En revanche, on la suit au fond de la vallée et on profite de tous les petits tournants qu’elle fait faire à la route.






Assez joué dans le fond, il est temps de s’en remettre pleins les yeux en prenant de la hauteur vers Rahier. Même sous la pluie, la vue sur Stoumont et La Gleize est magnifique. Et la route est très sympa. Attention dans les épingles qui descendent de Xhierfomont (ne pas prononcer le X), sous la pluie et avec des épines de pin sur la route, c’est une patinoire. De retour tout en bas sur la N633, on ne peut s’empêcher de se rappeler de ce Hollandais en Audi RS3 qu’on avait croisé une fois. Il avait tiré tout droit, sur le sec, dans le premier virage de la série en venant de Stoumont. Seulement, on n’a toujours pas réussi à se souvenir de quand on l’avait croisé. Plus aucune idée de la voiture avec laquelle on roulait.



C’tout maintenant ! On arrête de raconter n’importe quoi et on grimpe vers le plateau tout en haut de Stoumont. Ça ne grimpe pas pour rigoler, ce qui signifie qu’on n’est pas les seuls à tenter l’ascension : les cyclistes aussi sont de la partie. Une fois en haut c’est tout plat et tout droit jusqu’à Desnié. Ceux qui ont participé au Rallye des Trois connaissent la route. On essaie de se maintenir en hauteur pour les quelques kilomètres qui suivent, ce qui veut dire qu’on déguste de la ligne droite. C’est ça aussi les Fagnes. Et pleins de touristes. Ce n’est que passé Banneux que les choses sérieuses reprennent. On descend alors vers vers Fraipont par une sympathique petite route qui virevolte tout en douceur sous les arbres.




Une dernière montée de l’autre côté de la Vesdre, et nous voilà à Olne. Il est déjà temps de dire au revoir à cette BRZ et son châssis d’enfer qui mériterait un moteur avec un peu plus de poigne. En tout cas on aura bien profité de cette recette à l’ancienne. Ciao l’ami !
Infos pratiques : 119 km | +- 2h20 de route
Merci à Subaru Belux pour le dernier prêt de cette BRZ qui tire sa révérence. Les rumeurs disent qu’elle reviendra, alors on croise les doigts pour qu’elle garde une propulsion et une boite manuelle.
Quelques images en bonus :











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